信力建:为什么怕历史? – Why be afraid of history – Francais

  
8160
Rating this article
Thanks!
An error occurred!
33%
2 paragraph translated (13 in total)
Read or translate in
  

L’impératrice Cixi fut probablement le personnage historique chinois le plus téméraire, ne craignant rien au monde. A ce propos, ne disait-elle pas: “Qui me déplaît un instant en subira les conséquences toute sa vie durant”? Pourtant, celle que l’on considérait comme un personnage “sinistre, impitoyable, égoïste, ignorant, avare et recevant tribut au titre du mandat du Ciel” avait “quatre craintes” : le “Destin”, les “ancêtres”, les “esprits” et “l’histoire”! Pourquoi l’histoire est-elle terrifiante? Parce qu’elle préserve la vérité. Peu importe l’obséquiosité de vos propos, peu importe que vous dupiez les gens, peu importe l’image que vous entendiez donner de vous-même durant votre vie, l’histoire vous réduira clairement à ce que vous étiez. 是怎么样就是怎么样 Ce sera le “jugement dernier prononcé sur le couvercle du cercueil”.

Regardons le façon dont s’écrit le caractère “史” (signifiant “histoire”): ce caractère est composé des clés du “milieu” (中) et de la “main (又/手). Quel en est donc le sens? Tout simplement que la vocation de l’historien est de “saisir le milieu”. En d’autres termes, il doit faire preuve de neutralité axiologique (Max Weber) et s’en tenir aux faits. Dans les termes de Sima Qian, cela revient à dire que l’historien doit se détacher “de la fausse beauté et des vices cachés”!

Depuis les temps anciens, des changements des objets célestes jusqu’aux affaires intérieures et extérieures de l’Etat, aucun acte de l’Empereur n’a pu échapper à la plume des historiographes. L’on peut ainsi étudier deux exemples: en l’an 606 av. JC, le duc Ling du royaume de Jin fut assassiné par le frère cadet de son ministre Zhao Dun, Zhao Chuan. L’historiographe du royaume de Jin, Dong Hu, rapporta fidèlement l’épisode, expliquant que “Zhao Dun avait tué son roi”. Zhao Dun s’en irrita et vint trouver Dong Hu: “Maître Dong, ne vous seriez-vous pas trompé? Mon frère est clairement le meurtrier du roi. Pourquoi avez-vous écrit que c’est moi?” Dong Hu répondit: “Vous êtes un officiel de haut rang de la Maison royale. Quand cet événement s’est produit, vous vous cachiez, mais vous n’aviez pas quitté le royaume. Vous êtes revenu, et pourtant vous n’avez pas ouvert d’enquête pour démasquer le meurtrier. Pensez-vous encore pouvoir échapper à toute implication? Si vous n’avez pas assassiné le roi, qui est-ce?” Zhao Dun ne savait que répondre, et il ne put que laisser Dong Hu écrire ces lignes. Cet exemple démontre que depuis l’Antiquité les historiens sont non seulement indépendants, mais qu’ils rapportent également les faits selon leur jugement propre. Cinquante-neuf ans plus tard, le roi de Qi du également assassiné. Le meurtrier était le ministre Cui Zhu. L’historiographe officiel (太史) écrivit alors: “Cui Zhu a assassiné le Duc Zhuang”.

Cependant, Cui Zhu n’avait pas le doux tempérament de Zhao Dun. Il entra dans une grande colère et fit immédiatement assassiner l’historiographe. Mais l’affaire n’était pour autant pas terminée. L’un des jeunes frères de l’historiographe arriva et écrivit: “Cui Zhu a assassiné le Duc Zhuang”. Conformément à son habitude, Cui Zhu fit également assassiner cet homme. Pourtant, l’affaire n’était toujours pas terminée. Un autre des frères de l’historiographe arriva à son tour et rapporta les faits: “Cui zhu a assassiné le Duc Zhuang”…et ainsi de suite jusqu’à l’assassinat du cinquième historiographe. Epuisé, découragé, Cui Zhu ne put que laisser les historiens écrire comme ils le voulaient.

Emprunté à pareilles histoires est le dicton qui déclare que “Confucius rédigea les Annales des Printemps et Automnes et que les sujets rebelles et les fils indignes en furent frappés de terreur”. Mencius expliquait ces propos de la façon suivante: “Plus tard, les temps devinrent mauvais, la vertu diminua, les fausses doctrines et les anciens désordres reparurent. On vit des sujets mettre à morts leurs princes, et des fils ôter la vie à leurs pères. Confucius avait peur et pour remédier à ce mal composa les Annales des Printemps et Automnes“ Confucius dit à ce propos: “Ceux qui me connaissent, n’est-ce pas uniquement par les Printemps et Automnes qu’ils m’ont connu? Ceux qui me blâment, n’est-ce pas uniquement à cause des Printemps et Automnes qu’ils me blâment?” A l’origine, à l’époque des Royaumes combattants, afin de répondre aux demandes de monarques avides de succès rapides et de bénéfices immédiats, il y eut profusion d’hérésies en tous genres. Afin d’aboutir à un Etat fort, l’Ecole légiste défendait ainsi le rejet de l’enseignement moral pour le remplacer par un régime fondé sur la pure primauté de la loi. L’Ecole de la Diplomatie défendait l’usage de stratagèmes rusés à même de permettre la réussite des objectifs fixés. Confucius lui-même pensait qu’il vivait à une époque troublée, marquée par la désintégration des rites. Non seulement les Etats s’effondraient, mais les rites (c’est-à-dire la morale et la bienséance au principe du gouvernement d’un pays) étaient de plus en plus séparés de la chose politique. L’ensemble de la société, de son sommet jusqu’à sa base, obnubilé par la recherche sans scrupule du profit, ne se préoccupe plus d’adopter des principes moraux. Les Annales des Printemps et Automnes de Confucius n’avaient pas seulement pour objectif d’honorer la vertu et de condamner le mal, mais aussi d’apporter un modèle aux hommes d’Etat: quand faire preuve de clémence ou de sévérité, observer et se faire un jugement adéquat, et ce dans toutes sortes d’affaires宽猛之宜,是非之公,种种制事权衡,审度出一个标准.

后来的二十四史,均编写专门记录“循吏”、“酷吏”、“奸臣”、“忠义”、“烈女”、“孝友”的列传。其意旨,是借鉴““子成《春秋》,而乱臣贼子惧”,予社会一个公正评判善恶,正确树立伦理的标准。公元六世纪北齐文宣帝高洋就向一个著名的史官魏收说:“我后代声名,在于卿手。”又说:“好直笔,勿畏惧!我终不做魏太武诛史官。”这些都是皇帝尊重史官的说话。

也不要以为这种对历史的敬畏是封建意识,无产阶级不会在乎。据刘少奇儿子刘源《刘少奇、毛泽东和四清运动》一文介绍:1962年6月一天,中南

海游泳池畔,毛泽东质问刘少奇:为什么不顶住邓子恢、陈云等人的右倾举动?刘一向顺从毛,但此次竟“有些动感情”地顶了毛:“饿死这么多人,历史要写上你我的,人相食,要上书的!”可见,就是刘少奇这样的“无产阶级革命家”也是怕历史的,甚至怕毛不及怕史,怕史更甚于怕毛。事实也证明了这一点,正是从“人相食”后,刘开始与毛分道扬镳了。而毛泽东自己在去世前不久,也说过这样的话:“我一生办了两件事,一是夺取全国政权,持异议的人甚少;二是发动文化大革命,拥护的人不多,反对的人不少。”我们从中不难看出:毛对自己身后的历史的评价,还是很在乎的。这让人不禁想起刘少奇被打倒后说的这样一句话:“好在历史是人民写的。”这话的含义是:“我刘少奇的是非功过不是由某人(比如老毛)说了算,而要由历史由后人来评定。”彭德怀受冤屈时也寄希望于历史。他晚年一而再、再而三地书写申述材料,既是向中央申诉,也是向历史申诉——因为他已对那个奉老毛为神明的中央颇感失望了。他在生命垂危中,听到侄女悄声说他的那包材料被保存下来时,先是一愣,接着便欣然地笑了。

后来的历史也证明了他的选择:在现世中,毛是胜利者;而在历史中,彭则是胜利者。从彭与毛的冲突中可以看出,中国政治人物是要过历史关的,他们的较量是要从现世中延续到历史中的,是要在历史中决胜负的。

同时我们还应看到:在真实记载历史过程中,除了正史外还有野史,在正史真实记录受阻时,民间野史便会出来承担历史存真的职责。当朝的皇帝虽一再警告、查禁,可是总不能斩革除根。“若想人不知,除非己莫为。”统治者做了坏事,要瞒,是瞒不了的;要烧,是烧不光的。“流芳”呢?还是“遗臭”?历史总不会放过他。提倡写“直笔”的孔夫子,当他竟也骗人,写了“曲笔”的时候,历史上,也留下他的纪录。历史是不讲感情的,讲感情便不是真历史。历史只讲求真相,由求真的人,不断的、千方百计的记载它的真相。古往今来,许多坏蛋们想逃过历史、改变历史,可是他们全部失败了。历史是一个话匣子,坏蛋们怕人说话,可是历史却说个司马迁虽然是朝廷的史官,但他撰写《史记》并不体现最高统治者汉武帝的意志。司马迁“不虚美,不隐恶”,秉笔直书,在某些方面,敢于批评朝廷,这是汉武帝以及他所宠信的将相所不能容忍的。据说武帝读《史记》后,对其中几篇感到愤怒,下令加以删削。朝廷对《史记》既憎之,又重之,秘不示人,阅读范围限制于朝廷上层的极少一部分人中。朝廷曾下诏删节和续补《史记》。东汉学者卫宏在他的《汉书旧仪注》中说:“司马迁作《景帝本纪》,极言其短及武帝过,武帝怒而削去之。后坐举李陵,陵降匈奴,故下蚕室,有怨言,下狱死。”

不过,司马迁的遭遇也给人们提出了这样一个问题:本朝史和当前的政治问题相关太紧密,对本朝史的评价,往往涉及到当时的政治问题,搞不好就从简单的编史,变成政治斗争,因此,历代王朝都不给本朝修史。于是,我们看到班固的《汉书》开始,就由后来史家写前朝历史——所谓“隔代修史”是也。这种做法的好处是:史家可以更公正,更客观的记载前朝历史,而不至于因为有性命之忧而不敢写或胡乱写。当然,弊端也有:因为隔代,所以很多历史细节难免遗漏,而且,材料也只能依据前朝记录。而那些记录在涉及宫廷阴谋的记录,由于政治的风险和史官的个人得失,往往语焉不详,后世只能理断而无实据。

总而言之,人的历史正如张鸣先生所言“不大可能完全被权势所操控,即便是历史上文网最为严密的时期,也总有作恶的证据留下来,总有不怕死的会按自己的良心书写历史。俗话说,出来混,总是要还的。欠得越久,利息就越高。”可是,现代中国仍有一些权势人物似乎不明白这一点,自己还在台上时就迫不及待地自吹自擂,或是纵容属下为自己评功摆好。稍有史识者对此都报以冷笑:历史毕竟不是你的家事,自有史家正本清源!国学大师钱穆有言:任何一国之国民,尤其是自称知识在水平线以上之国民,对其本国已往历史,应该略有所知;尤必附随一种对其本国已往历史之温情与敬意。

来源: 共识网 | 责任编辑:邵梓捷

Article Revisions:

There are no revisions for this post.



Source : www.21ccom.net

About julien.leyre

French-Australian writer, educator, sinophile. Any question? Contact [email protected]